Par un estival week-end j’ai eu une envie fulgurante de méchoui. J’aurais pu creuser un grand trou dans le jardin y faire bruler un stère de bois, aller chasser a la fourchette un mouton dans le champ voisin…

J’ai opté pour la version MacGyver…  D’abord la broche :

DSCF8511 (Small)En fouillant un peu ma cave j’ai trouvé tous le matos nécessaire. Une chute de bois, une équerre pour fixer sur le coté du barbecue, un moteur, un fer à béton en guise de broche….

DSCF8512 (Small)Pour le moteur c’est un moteur 220v, lent récupéré sur une plastifieuse de document. Il est fixé a ma planche a l’aide de deux cales en bois. Pour faire la liaison moteur/broche. J’ai utilisé un petit bout de tube que j’ai percé et taraudé afin de pouvoir mettre deux vis de serrage.

DSCF8513 (Small)Ici on voit l’autre coté avec la vis de serrage de la broche.

DSCF8514 (Small)De l’autre coté j’avais pas trop d’idée simple pour un support. Comme c’est une terrasse couverte, j’ai donc accroché une chaine au plafond. La broche passe dans un anneau métallique et est bloquée par une rondelle et a nouveau un tube taraudé avec une vis. Pour bien fixer la viande j’ai récupéré les deux « fourches » de la broche de mon four de cuisine.

DSCF8515 (Small)On passe en cuisine. J’ai désossé un gigot d’agneau, et préparé du persil, de la coriandre et de l’ail.

DSCF8517 (Small)J’ai passé la garniture au mixer avec de l’huile d’olive, du sel du poivre, et une pointe de piment. Cette farce est étalé sur la viande là où il y avait l’os.

DSCF8518 (Small)J’ai ficelé le tout bien serré, embroché et mis sur le feu pendant 3/4 d’heure.

DSCF8519 (Small)Très régulièrement je badigeonne avec une sauce a base d’huile d’olive, de ras el hanout et d’ail. Pour ce faire je me suis fabriqué un pinceau avec une branche de bois et quelques tiges de romarin.

DSCF8520 (Small)Il ne faut pas lésiner sur le badigeonnage, c’est ce qui évite que la viande sèche et qui donne une belle croute croustillante.

DSCF8521 (Small)

J’ai terminé la cuisson encore 40 minute dans du papier alu.

On s’est tellement régalé que personne n’a pensé a prendre une photo…..

Afin de procéder au traitement thermique de mes lames de couteau je me suis construit une petite forge à gaz plus pratique que toute la mise en œuvre autour du barbecue (voir article ici).

DSCF7823Pour ce faire on a besoin de : un grosse boite de conserve, un bruleur de chalumeau, du mortier réfractaire et des équerres si on veut fixer la forge sur un socle.

DSCF7824On fixe les équerres avec des écrous. Et on perce la boite pour ficher le bruleur.

DSCF7825Après avoir protégé le bruleur avec du scotch, on peut couler le mortier réfractaire. Une fois qu’on a bien tapissé le fond (5cm environ) on met une bouteille plastique remplie d’eau pour réserver le foyer et on coule sur les bords. On laisse sécher une bonne semaine, puis on enlève la bouteille (ne pas hésiter à l’attaquer au cutter) et on re-laisse sécher encore une bonne dizaine de jours.

DSCF8131L’heure de la première chauffe a sonné. Après avoir retiré le scotch du bruleur et enfiché le chalumeau il n’y a plus qu’à allumer. Attention au retour de flamme ! Il vaut mieux utiliser une longue allumette ou un pic en bois de brochette. Bien entendu de bons gants en cuir et des lunettes de protection ne sont pas du luxe.

DSCF8133Et la flamme fut !
Comme mon foyer est un peut grand la flamme avait tendance à se disperser un peu. J’ai donc rajouté un bout de carrelage et maintenant ça marche parfaitement.
Si c’était à refaire, je placerais juste le bruleur plus prêt de l’entrée afin de pouvoir chauffer intégralement des pièces un peu plus longues.

Le rillettes c’est bon, facile et pas cher. Alors ? pourquoi se priver ? Pour cette recette il faudra :

1 kg d’échine de porc (ou autre morceau un peu « maigre »), 600 g de poitrine fraîche, 200 g de saindoux (200g de plus si vous voulez les conserver fraiches (voir plus bas)), 1 bouteille de vin blanc au choix, 20 g de sel, du poivre, un bouquet garni (thym, laurier, romarin, estragon) en mousseline ou ficelé serré, du temps.

C’est parti !
rillettea 002 (Medium)On coupe l’échine et la poitrine en petit cube. Pendant ce temps on fait fondre les 200g de saindoux dans une grande casserole.

rillettea 003 (Medium)Quand le saindoux est bien fondu on rajoute peu a peu les morceaux de viande pour les faire brunir. On verse le vin blanc et on rajoute de l’eau pour bien bien couvrir la viande (au moins 5 cm au dessus). On ajoute le sel et le bouquet garni et on laisse sur le feu trèèèèèèèèèèès longtemps, à couvert, en remuant régulièrement (toutes les 1/2h disons). Il faut compter entre 7 et 12h de cuisson. Mais on peut (c’est même mieux) interrompre pour la nuit et reprendre le lendemain.

rillettea 005 (Medium)Quand c’est prêt tout le liquide s’est évaporé, la viande s’est effilochée et le gras dissout. On retrouve la fameuse texture de la rillette.  S’il reste des morceaux de gras encore entiers, on remet un peut d’eau et on continue la cuisson. Quand tout est ok, on rectifie l’assaisonnement (sel/poivre) et on retire le bouquet garni.

Pour la conservation, deux solutions :
rillettea 007 (Medium) Fraiche : on étale les rillettes dans un plat ou une terrine en tassant bien pour qu’il n’y ai pas de bulle d’aire et on couvre de saindoux fondu. Comme ça, ça se conserve au frais 15 jours au moins.

rillettea 008 (Medium)On peut aussi les stériliser en bocaux.  2h en stérilisatrice (lessiveuse). Là la conservation est beaucoup plus longue. Au moins un an.
Mais ça n’a jamais besoin de tenir tout ce temps !

Avant de reprendre mes explications sur la fabrication du couteau numéro 1, voici une petite présentation de ma 2ème réalisation.
Ce couteau, destiné à être offert à un couple d’amis qui nous hébergeait pendant les vacances a nécessité une 20aine d’heure de travail.

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Comme le premier, il est entièrement réalisé avec du matériel de récupération. Le manche est en bois de chêne. J’ai eu beaucoup de mal a trouver un morceau avec ce veinage  vertical (à contre sens du fil) auquel je tenais absolument. C’est finalement sur une planche au niveau d’un nœud que le Graal est apparu.

cout2 003 (Medium)Le guillochage couvre tout le haut du manche. Il a été entièrement réalisé à la petite lime de serrurier.

cout2 004 (Medium)
La lame, découpé dans un morceau d’acier à la meuleuse, a été travaillée à la lime, au papier de verre et à la ponceuse avant d’être trempée. L’aiguisage a été fait à la pierre avant un polissage au disque de coton monté sur ma perceuse. Le manche, après ponçage, a été traité par 8 couches fines d’huile pour protection de plan de travail (marque Osmo).

cout2 005 (Medium)Les rivets sont également fait maison : c’est un petit tube de cuivre, dans lequel j’ai passé deux fils électriques (cuivre aussi) puis coulé de l’étain fondu. Le passage de la sangle est également fait d’un petit morceau de tuyau de cuivre.

cout2 001 (Medium)Coté cuire, le fourreau a été moulé a chaud autour du couteau puis cousu de fils noir et blanc. Un bouton de pression serre l’ouverture. Au dos il y a un passant pour le port a la ceinture.  La sangle a été tout bêtement découpé au cutter et à la règle. Le « gland » vient d’un store qui passait à la poubelle au boulot.

Vivement le n°3 !!!

>>> re-publication d’un article de juillet 2009 sur mon ancien blog <<<

La courgette est un animal étrange… Par moment il ne donne aucun fruit pendant une semaine, et puis tout d’un coup il se réveille et vous pond 3 énormes  battes de base-ball en deux jours. Pour peu que vos 4 plants complotent pour vous livrer ça de concert, vous voilà avec un frigo plein et pas forcement l’envie de courgetter matin, midi et soir (aussi bonnes soient-elles). Et puis au mois de janvier vous regretterez cette opulence regardant d’un œil morne  les courgettes insipides du supermarché.

C’est pourquoi, pas plus con que la fourmis de l’autre, là, nous allons faire des réserves !!! Et comme le congélateur est dejà presque à saturation trouvons d’autres solutions.

On commence tout de suite par des bocaux de courgettes à la tomate avec la récolte de ces 2 derniers jours :
image001Pour cette recette on va utiliser la courgette ronde, une grosse et une petite.

image002On coupe les courgettes en morceaux de taille moyenne. Si nécessaire on enlève un peu les graines si elles sont grosses. Par contre comme il n’y a eu aucun traitement chimique, on laisse toute la peau (ou se cache une bonne partie du goût et des vitamines).

image003On émince grossièrement deux oignons et on cisèle une dizaine de feuilles de basilic.

image004Après avoir fait revenir les oignons dans 3 cuillères a soupe d’huile d’olive on rajoute les courgettes et on laisse bien suer 5min à feu assez fort en remuant souvent.

image005Comme les tomates du jardin ne sont pas encore mures on rajoute 3 boites de tomates entières pelées qu’on aura coupé finement. Sel, poivre, on couvre et on laisse à feu doux pendant 20 à 30 min en touillant de temps en temps. Il faut arrêter avant la cuisson complète, car la stérilisation des bocaux va recuire tout ça.
2 minutes avant de couper le feu on rajoute le basilic.

image006Sans laisser refroidir on verse notre préparation dans des bocaux avec leur caoutchouc et on ferme.

image007Pour la stérilisation c’est toujours la même histoire : une grande casserole avec un chiffon au fond, on place les bocaux, on cale avec des chiffons, on couvre d’eau jusqu’à dépasser le niveau des bocaux et on met sur le feu avec un couvercle. A partir de l’ébullition on compte 1h à 1h15. On laisse refroidir les bocaux dans l’eau.
Le lendemain il n’y a plus qu’a vérifier que les bocaux sont bien sous vide (il ne doivent pas s’ouvrir) et stocker ça à la cave ou au cellier.

forge1Ceux qui me suivent sur facebook, savent que je travaille à la réalisation d’un couteau. Nous reviendrons plus tard sur les détails cette fabrication pour nous concentrer aujourd’hui sur le foyer de forge et ses utilisations.
Pour ce premier couteau, je ne forge pas le métal, je n’ai pour l’instant ni le savoir faire ni le matériel (enclume etc…) et pourtant je vais quand même avoir besoin du feu pour les traitements thermiques de l’acier.

Après avoir lu tout un tas de choses, je vais essayer d’être le plus claire possible quitte à faire quelques approximations.  Pour des information plus précises, voir les liens en fin d’articles et rendez-vous sur google, wikipedia etc…

J’ai découpé ma lame dans un morceau d’acier de récupération dont je ne sais absolument rien. Je vais donc lui appliquer 4 traitements thermiques avec des températures « au jugé ».

1) la normalisation : comme je ne sais rien ce ce bout de métal, je pars sur le principe qu’il a peut-être été chauffé, tordu, frappé, martyrisé dans son enfance.  Afin d’effacer de sa mémoire atomique tous ces traumatismes, je le chauffe au rouge et je le refroidis à l’air ambiant.

2) le recuit (ou détrempe) :  En essayant de le limer je me suis rendu compte que cet acier est très dur donc, sans doute, trempé. Pour le rendre plus « mou » et facile à travailler, il faut le chauffer au rouge et faire en sorte qu’il refroidisse le plus doucement possible. Pour ma part je l’ai plongé dans un sceau remplis de chaux. On peut aussi utiliser d’autre matériaux isolants comme du sable (parfaitement sec) ou (c’est le top) de la pouzzolane. On laisse refroidir tout doucement jusqu’au lendemain.

3) la trempe : Après avoir mis en forme la lame on va lui (re)donner sa dureté grâce à l’opération la plus connue : la trempe. Pour cela on chauffe au rouge cerise (pour vérifier que la température est la bonne on peut approcher un aimant : il ne doit plus coller) puis directement tremper le métal dans un bain d’huile végétale. Il ne faut pas perdre de temps entre la sortie du foyer et la tempe sinon les parties fines auront le temps de refroidir et ne seront pas trempées. Il est conseillé de chauffer un peu l’huile pour éviter un trop gros choc au métal. Pour ça, j’ai fais chauffer un gros galet que j’ai plongé dedans. A moment de la trempe, l’huile prend souvent feu en surface. Rien de grave ça s’éteint normalement tout seul. Néanmoins il vaut mieux toujours utiliser une bonne quantité d’huile (5/6 litres pour des objets de petite taille), la mettre dans un récipient en métal (j’ai pris un pot de peinture) et avoir un couvercle à portée de main pour étouffer le feu si nécessaire. Rappel important : ne JAMAIS essayer d’éteindre de l’huile en feu avec de l’eau.

4) le revenu : il permet de réduire les tensions internes dues au choc de la tempe et solidifier ainsi le métal. Pour ce traitement plus de feu : une heure à 250° dans le four de cuisine.

forge2Au niveau du matériel nécessaire,  rien de bien sorcier. Un bac d’huile (nous l’avons vus), des pinces pour manipuler le métal chaud (il vaut mieux en avoir avec des manches assez long), et les protections de rigueur : gants de cuir, lunettes, vêtement épais en coton (ou, mieux, un tablier de cuir). Et puis il faut le fameux foyer de forge.

Il en existe qui chauffent à toute sorte de combustible : gaz, électricité, charbon… Leur point commun : un prix incroyablement élevé même pour du matériel  semi-pro. Alors, comme d’habitude, on s’arrange avec les moyens du bord. Pour ce premier essai j’ai voulu faire simple : des morceau de dalles de terre cuite pour réduire le foyer, un fond (en terre cuite aussi) pour protéger la fonte du barbecue de la chaleur extrême, et du charbon de bois.

Mais qui a déjà cuit ses merguez sur un feu sait qu’on n’atteint (heureusement)  pas les 800° nécessaires avec du charbon. Pourquoi ? Parce qu’on manque de comburant ! L’air ! Pour monter en température il faut pulser de l’air au cœur du foyer.  On a tous en tête l’image de la forge du moyen-age avec l’énorme soufflet.  Pour insuffler de l’air à mon feu j’ai tout bêtement utilisé un sèche cheveux fixé au bout d’un long tuyaux métallique (pour le protéger de la chaleur). Au niveau de la jonction sèche-cheveux / tuyau, j’ai étanchéifié avec du scotch. J’ai également écrasé (à la masse) le bout du tuyau pour concentrer le flux d’air.forge4

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On allume comme un feu standard (papier journal) et dès que ça commence à prendre on peut lancer la soufflerie. Il faut y aller petit à petit si on ne veut pas se retrouver sous un nuage d’escarbilles. Une fois la chauffe lancé ça va aller vite ! Il ne faut pas perdre de temps si on ne compte pas vider 3 sacs de charbon. A titre d’exemple, pour tremper ma lame, j’ai utilisé environ 2 à 4 kg de charbon de bois (ce que j’utilise normalement pour un bon barbeuk’ pour 4/5 personnes)  et tout c’est fait en moins de 10min… Après : plus assez de chaleur.
Bien évidement feu + vitesse = risques. Il faut donc être très prudent, travailler dans un endroit bien dégagé, avoir bien tous ses outils à portée de main, et de l’eau (ou un extincteur) en cas de problème. Personnellement, avant d’allumer le feu pour la première fois j’ai fais un « répétition générale » pour évaluer si tout était à la bonne place pour travailler vite et bien et vérifier qu’il ne me manquait rien.

L’évaluation visuelle du rouge de la lame doit se faire avec pas trop de lumière donc le soir est le moment idéal. Et en plus, entre chien et loup, le magnifique spectacle des braises et la danse des escarbilles ravira toute la famille.

forge5
Pour aller plus loin quelques liens qui m’ont été bien utiles :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traitement_thermique#En_m.C3.A9tallurgie
http://coustil.free.fr/forge_feu_fr.html
http://coustil.free.fr/forge_charb_fr.html
http://fabriquersoncout.11vm-serv.net/les_aciers.htm
http://fabriquersoncout.11vm-serv.net/forge.htm
http://fabriquersoncout.11vm-serv.net/Trempe%20de%20l%27acier.htm
http://tsaucray.free.fr/1%20metallurgie/17%20traitement%20thermiques/F24.htm
http://tsaucray.free.fr/1%20metallurgie/17%20traitement%20thermiques/F27.htm

Et voilà ! Ouf, youpi ! Le chantier de la cave est enfin bouclé.
Voilà le résumé des derniers épisodes :

cave1 (Medium)On a posé les dalles de terre cuite. Le jointoiement s’est fait avec un mélange chaux/sable posé à sec au balais puis arrosé au jet d’eau.
Les murs ont été passé au lait de chaux.

cave2 (Medium)Le mur coté rocher a été doté d’une gouttière (prise dans un mortier de chaux) au sol pour amener les eaux de ruissellement vers la bouche d’égout.

cave3 (Medium)Il y avait une double porte (très mal ajustée). On a décidé de se contenter d’un seul battant (bien ajusté cette fois). Pour combler le « manque » du deuxième ventail on a utilisé du bois de palette.

cave4 (Medium)Les premières étagères. A cet endroit, au sol, on a mis du gravier. D’une part parce qu’on avait pas assez de dalles, d’autre part pour  faire « tampon » si jamais il y a vraiment beaucoup de ruissellement par le rocher  (ça arrive lors de très gros orages).

  cave5 (Medium)Voilà toutes les étagères posées et c’est du 100% bois de récup’.  Budget total : 30€ de vis et d’équerres a tout casser.

cave6 (Medium)Avec le battant de porte qu’on a enlevé j’ai fabriqué une table.

Et donc ce week-end ça a été grand rangement. Le but : transférer tout ce qui est vélo, loisir, jardin et bocaux, en bazar un peu partout dans la maison, dans cette magnifique nouvelle pièce :
cave9 (Medium) cave7 (Medium) cave8 (Medium)On est ravis car si on a dégagé plein de place ailleurs, il reste également pas mal de place ici ! Cool !

Prochaine étape : la cave avant (l’atelier)