Quand mon beau-frère et sa moitié nous ont fait part de leur envie de planter quelques aromates sur leur balcon, nous nous sommes donné pour mission de leur offrir un bac et de le garnir avec les herbes de notre jardin. C’était sous-estimer l’escroquerie des magasins de jardinage ! Nous sommes resté bouche bée devant les tarifs pratiqués… 20€ pour un truc de base en plastique, 50€ pour une horreur en béton (appelé pour l’occasion « pierre reconstituée ») 80€ pour un cube en bois et bien plus dès qu’on veut un peu d’esthétique ou de volume… Proprement hallucinant pour du made in china fait de matériaux basiques (pour ne par dire merdique)…

Je me suis donc lancé pour défi de faire moi-même un bac joli et au prix le plus bas. Pour l’esthétique je laisse chacun en juger, pour le prix : environ 3 ou 4 € de vis et lasure.

Pour le bois j’ai opté pour la récupération du bois d’une vieille palette. J’ai commencé par désolidariser  les planches au pied de biche. L’opération longue et fastidieuse pour limiter au maximum la casse (il y en a forcément). Cette palette offrait, par contre, un bel avantage : la hauteur était assurée par quatre traverses et pas par les habituels cubes de bois. Voilà qui sera bien utile.

Après calcul de la quantité de bois disponible je suis parti sur un bac de 60x30cm. J’ai donc découpé 8 morceaux de 60 et 8 morceaux de 30 à la scie sauteuse. Vu l’effet « rustique » voulu pas besoin d’une précision au millimètre.

J’ai ensuite découpé un fond dans une chute d’agglo hydrofuge et j’y ai fixé avec deux vis à chaque fois des montants découpés dans les traverses de la palette.

J’y ai ensuite vissé les planches avec des vis a placo (qui ont l’avantage d’être noires) J’ai alterné le croisement des planches à chaque niveau pour un résultat plus harmonieux (voir photo).

J’ai utilisé deux autre morceaux de traverse pour faire deux pieds vissés a travers l’agglo. Puis un bon gros ponçage à la meuleuse équipé d’un disque de ponçage à gros grains. J’ai également percé deux trous dans le fond pour éviter que l’eau d’arrosage ne stagne.

Un peu de déco pour continuer. J’ai fait un pochoir en imprimant le mot aromates avec la police Strencilia (gratuite sur le site dafont.com) en taille 200 (sur deux feuilles).J’ai découpé les lettres au cutter et fixé les feuilles sur le bois avec du scotch et des épingles. Puis j’ai passé un très léger coup de bombe de peinture noire (sans trop insister).

Pour assurer un minimum d’étanchéité au bac j’ai agrafé une chute de bâche. un premier morceau pour bien tapisser le fond et les bord, puis un deuxième pour avoir un bord supérieur bien propre et net.
Pour les trous du fond j’ai passé deux petits morceaux de gaine électrique et j’ai assuré l’étanchéité avec la bâche à l’aide d’un peu de silicone. Même s’il est hydrofuge j’aime autant que l’agglo soit le moins possible en contact avec l’eau.

Pour terminer, deux ou trois couches de lasure et le bac est terminé. Je l’ai ensuite remplis de deux seaux de terre du jardin, un seau de compost et un seau de terreau. Il ne restait plus qu’a planter de la ciboule, de la ciboulette, du thym, de la menthe et de l’origan. Par soucis d’esthétique et d’économie d’arrosage j’ai terminé par un paillage composé de coquilles de noisettes (de la récolte de l’automne dernier) et de noyaux de cerises (reste des confitures d’il y a deux ans). En tout ça m’a pris 3 à 4 heures remplissage et plantation compris.  Et je n’ai pas dépensé un seul centime (j’avais de la visserie en stock et des restes de lasure et de peinture).

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