Ça fait pas loin de 800.000 ans que l’homme allume un feu pour cuire ses aliments. Depuis ce temps, il faut croire que c’est entré dans nos gènes car encore aujourd’hui, à l’heure de la plaque de cuisson ultra-technologique, aux premiers rayons de soleil, l’homme se précipite dehors pour allumer un barbecue. C’est devenu un incontournable rituel que de cramer ses merguez en tongs et short à fleur, le pastis à la main. Ceux qui l’ont bien compris c’est les éternels marchands du temple qui fourguent à la tonne des barbecues hors de prix et des kilomètres de gadgets ridicules. Un des gestes les plus basique (allumer un feu) est, semblerait-il, devenu le truc le plus compliqué au monde nécessitant à peu près autant de matos que pour faire décoller une navette spatiale !!!

Chez nous, pas de chichis ! On barbecute décroissant et économique !

Le barbecue en lui-même à bien 20ans. On l’a récupéré chez l’oncle de C. qui s’en est construit un en briques. De temps en temps, à cause des chocs thermiques et de la rouille un des montants latéraux casse car ils ne tiennent que par une toute petite patte. J’ai trouvé la solution en faisant de la « couture ». J’ai percé avec une mèche à métal des trous dans le réceptacle principal et dans ces montants et je les solidarise avec du fil de fer (voir photo ci-contre).
J’ai juste à changer ce fil de fer une fois par an car lui aussi rouille et se fragilise.

Question outillage, pour la cuisson je n’utilise qu’une pince. Les couteaux, fourchettes, spatule du kit sont dans 99% des cas absolument inutiles. Par contre je me suis construit quelques outils annexes :

De gauche à droite sur la photo : un tisonnier pour touiller la braise fait d’un simple bout de métal (trouvé dans le jardin) vissé sur un manche. Une brosse pour nettoyer la grille faite avec une vieille brosse métallique de perceuse dont la tige est fichée dans un trou percé dans le manche et une pelle à cendre fabriquée avec une boite de conserve découpée, déroulée et pliée. Tous les manches sont en branches de noisetier du jardin. Je les ai prévu assez long (50cm) afin de pouvoir utiliser les outils « à chaud » sans me brûler les mains.

Avec une vieille plaque de tôle j’ai fabriqué un « couvercle ». Je le pose sur la grille dès que la cuisson est terminée. Ainsi la chaleur des braises résiduelles reste  bien enfermée et brule toute les graisses restées sur la grille. Fini la corvée de nettoyage ! Un coup de brosse et c’est nickel. Autre avantage, part temps de vent, même si les cendres du barbecue de la veille n’ont pas été enlevées, elle ne volent pas partout.

Pour allumer le barbecue : des demi-bouchons de bouteille de vin, dans un bocal contenant un peu d’alcool à bruler. Pour quelques centimes d’euros j’ai des allumes-barbecue pour toute la saison J’utilise une vieille pince (de toute façon trop petite pour tourner les aliments) pour saisir les bouchons, les enflammer et les disposer dans le foyer.

Enfin, concernant le combustible  je n’utilise quasiment jamais de charbon (hors de prix). Rien que du bois mort ramassé sur notre terrain ou lors de nos balades en forêt. En plus d’être  gratuit ça donne un bien meilleur goût aux aliments. La braise dure un petit peu moins longtemps mais dans le cadre d’un barbecue familiale ou entre amis c’est largement suffisant pour cuire tout ce qu’on veut et y faire fondre un camembert après !

M.

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