Avant d’entamer une série d’articles sur la stérilisation il est nécessaire de faire un petit point tant ce sujet est polémique.

En trente ans, principe de précaution oblige, les préconisations pour la mise en bocaux ont été sacrément compliquées par les fabricants de bocaux et de stérilisatrices. Ainsi, pour un même aliment, là où on nous conseillait une stérilisation de 1H30 il y a vingt ans, on est passé aujourd’hui à plus de trois heure, voir une double stérilisation de 3h puis 1h…

Et les tout récents cas de botulisme  à la tapenade ne vont pas arranger les choses.
Sur internet aussi la guerre entre les ultra-hygiénistes « je passe ma cuisine au lance-flamme et je trempe mes mains dans l’eau bouillante pour tuer les microbes » et les flegmatiques « ma mère et ma grand-mère font comme ça depuis 50 ans sans problème alors bon… »  fait rage sur les forums et les blogs.

Ce que je vais proposer dans ces lignes est lié a NOTRE expérience. C’est ce que NOUS faisons et que NOUS assumons. Après chacun voit midi à sa porte et fait SES choix.

La stérilisatrice :
Nous utilisons un vieux modèle récupéré. Avec l’invasion des plaques de cuisson à induction il n’est pas trop difficile d’en trouver à faible coût en brocante. Après, n’importe quelle grande casserole avec couvercle peut faire l’affaire. L’avantage de la vrai stérilisatrice c’est qu’elle est équipée d’un système pour fixer les bocaux (sans ça il faut caler avec des chiffons et éviter la flottaison avec des poids)  et d’un thermomètre bien pratique pour stabiliser la température à 100°. Il est également possible de stériliser à la cocote minute, mais nous ne pratiquons pas.

Les bocaux et joints caoutchouc :
On utilise les modèles type « le parfait » avec fermeture à levier et joint caoutchouc. Pourquoi ? Parce que ma grand-mère nous en a légué plein et que vu le prix ça ne se refuse pas !
Concernant les joints, il faut se faire une raison. S’il y a encore 30 ans il était possible de les réutiliser plusieurs fois ce n’est plus le cas. Les 3 fois où j’ai essayé ce fut un echec. De plus, histoire d’être certain qu’on en achète chaque année (à 20 centime  pièce tout de même) de plus en plus de fabricants mettent un « point de faiblesse » sur le joint pour que celui-ci se déchire au moment de l’ouverture du bocal. C’est pour notre sécurité parait-il…

Le bocal de cornichon :
Est-il possible d’utiliser les bocaux de récupération type cornichon, confiture etc… ? Pour nous : Oui ! Mais il faut soigneusement observer le couvercle. Celui ci doit être absolument sans aucun impact ni déformation et le joint doit être parfaitement intacte.

 

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