C’est en me baladant dans les rues de Thiers, capitale française du couteau, que j’ai découvert cet objet au détours d’une vitrine. J’ai tout de suite compris l’intérêt de la lame très courte qui permet d’appliquer plus de force sur la châtaigne dans (trop) risquer d’y laisser un pouce. J’ai donc décidé de transformer un petit couteau de cuisine qu’on n’utilisait pas.

J’ai coupé la lame (en forme arrondie) à la meuleuse pour ne laisser qu’environ deux centimètres. La partie courbe (qui était a l’origine du coté tranchant) sera la partie non tranchante. On inverse donc le sens du couteau pour une meilleur prise en main.J’ai donc bien limé cette partie pour qu’elle soit bien plate et plus du tout coupante.

Ensuite, à la meule, j’ai façonné le tranchant en prenant bien soin de ne pas faire chauffer trop l’acier. J’ai continué l’affutage à la pierre puis au fusil. Il faut un tranchant irréprochable pour pouvoir attaquer la peau dure des châtaignes. C’est donc une étape longue mais absolument indispensable.

Pour inciser les châtaignes on fait une « pince » avec le pouce. Quand on a pas un appareil photo en main, on utilise l’autre main pour tenir la châtaigne et la faire tourner sous la lame.

Si le pelage reste une opération longue, grâce à ce couteau c’est un peu plus facile et surtout moins risqué vu qu’on a pas dix centimètres de lame, inutiles, qui trainent au milieu des doigts.

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