octobre 2018


Juste à coté de la zone que je viens d’aménager (cf épisodes précédents) je veux me faire une zone où laisser ma scie pendulaire en permanence. Jusqu’ici elle était dans un placard et du coup le ne l’utilisais jamais par flemme de la sortir, lui trouver une place, la brancher….

Je me suis donc installé ce petit coin. Planches de caisse au mur, un plateau du bureau récupéré, des tasseaux en guise de pieds et voilà !

Au dessus j’ai mis une petite étagère inclinée pour y poser les chargeurs de batteries.

Puis une étagère pour les rabots.

Il fallait apporter le jus aussi.

Et enfin au dessus deux étagères (là on en voit qu’une) pour y poser mon électroportatif courant.

J’ai également installé mon lapidaire homemade et bricolé un petit rack a bacs pour ranger le matos du compresseur qui a trouvé sa place définitive. Et l’aspiro aussi.

Dans le reste de la pièce je me suis contenté d’un bon rangement. Pour l’installation définitive il faudra d’abord isoler le plafond; mais là, je n’ai ni le budget ni la motivation. Ça sera pour la saison 2.

J’ai pu récupérer cette vielle table de cuisine. Elle est super costaude et bien stable. Je vais donc la transformer en  établi. On en reparlera très bientôt.

A propos de table de cuisine, celle de ma grand-mère, en formica rouge, increvable, qui me servait avant d’établi, est maintenant réservé au travail du métal. J’y ai mis une grosse plaque d’acier pour la protéger, l’étau, un touret à meuler et le poste à souder. Même remarque que pour la scie pendulaire, maintenant que tout ça a une place définitive c’est prêt à l’emploi, plus de soucis de motivation à tout déballer, installer puis ranger, même pour un petit boulot.

Sous la table je me suis construit un bac sur roulette pour ranger tout les bouts de ferraille que je garde « okazoù ».

Et pour bien clôturer cette saison 1, je vous propose une petite visite en vidéo :

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Voilà un projet qui a été plutôt long à murir. Pour monter au 2eme étage, nous avons réutilisé un escalier en bois qui était déjà dans la maison, mais pas à cet endroit. Il est plutôt raide, quelque part entre l’escalier et l’échelle de meunier. Il était donc primordial d’avoir une bonne rampe. Comme l’escalier est très massif et en bois, une rampe en bois aurait alourdi (au sens visuel) la chose, c’est pourquoi on a pensé au métal.
Vu qu’il était inimaginable de prendre un truc « standard et tout droit » l’idée folle a commencée à germer : la faire moi-même. Avec juste un petit hic, je n’ai ni le matos, ni l’atelier, ni (surtout) le savoir faire.
Je suis donc allé voir Emmanuel Fernex, un copain forgeron, pour lui demander s’il accepterait de m’aider à arriver au bout de ce projet. Visiblement encore plus fou que moi, il a accepté et je lui en suis éternellement reconnaissant ! C’est donc à quatre mains (et deux têtes) que nous avons conçu, forgé et monté cette belle rampe dont je suis aujourd’hui plus que fier. Voici quelques images et explications de cette très belle aventure.

On voulait quelque chose d’aspect végétal. J’ai fait un petit crobard que j’ai montré a Manu, puis à sa demande j’ai fait un plan à l’échelle 1 de l’escalier et de la trémie sur du grand papier kraft.
On y a redessiné la rampe à la craie, en changeant pas mal de chose. Le fait de voir en grand ça change beaucoup la perception de l’espace. Une fois qu’on était a peu près content du dessin on c’est lancé. La première journée c’est surtout Manu qui a bossé. Me montrant les gestes, les techniques et les postures. Bravo à lui pour sa patience et sa pédagogie, moi qui n’avais jamais fait ça, j’ai appris a me débrouiller (presque) rapidement grâce a ses conseils avisés.
Première chose :

Allumer et maintenir le feu de forge. Ça semble tout con, mais c’est un poil plus complexe que trois merguez sur un barbecue. Si tu oublie d’éteindre la soufflerie par exemple, tout le charbon se consume a la vitesse grand V.
Après avoir mesuré sur le plan avec un mètre souple, on coupait le barreau à la bonne taille avec un peu de rabio puis on forgeait l’extrémité. On a fait deux sortes d’extrémités. Soit en pointe (pas trop quand même) soit en boule.

Pour les pointes c’est au marteau-pilon que ça se passe essentiellement. J’ai adoré apprendre à utiliser cet outil hyper-impressionnant.

Une fois que la forme est faite au pilon, on adouci les angles au marteau. Là j’ai mis pas mal de temps a trouver le coup de main. Et mes épaules ont souffert au début….

Pour les bouts en boule, ça se fait au marteau, sur le coin de l’enclume. Ça n’a l’air de rien comme ça mais c’est un sacré boulot et du haut de mon inexpérience, j’y passe un bon bout de temps. Mais faut avouer que c’est assez plaisant a faire. Et heureusement Manu veille au grain pour me conseiller et me corriger.

Une fois l’extrémité terminé on passe aux courbures du barreau. Je n’ai pas pris de photo du coup j’ai fais un petit dessin.
Ça se fait a froid, sur un tas, en frappant entre deux axes. Petit à petit en faisant avancer le barreau, on arrive à la courbe souhaitée. Pour les petits barreaux, en diamètre 16 ou 18, ça peut se faire seul au marteau. Par contre pour les grands morceaux en diamètre 20 on les fait à deux : un qui tient et déplace le barreau (et réfléchit à la courbe)  et l’autre qui frappe comme une mule à la masse. Pour être franc j’ai perdu plus de calories que de neurones. Là encore, sans l’œil expert de Manu, je crois que j’y serais encore…. sur le tout premier barreau…. mort d’épuisement….

Mais, petit a petit, ça prend forme !

L’étape suivante était de tout recouper à la mesure parfaite et à l’angle, puis poser sur un grande table et souder.
La soudure c’était pour Manu. Je suis de loin pas encore assez bon pour faire ça de manière solide et sans y passer la semaine. Après avoir meulé les soudures, il ne restait plus qu’a transporter la bête chez nous et l’installer.

Wouéééééééééééééééé !

Maintenant on recommence tout le processus pour le garde-corps autour de la trémie….
Et hop !

Quelques photos supplémentaires des détails pour montrer qu’on s’est efforcé de varier les plaisirs….

Voilà, voilà. Je n’ai pas trop les mots pour dire à quel point cette aventure a été passionnante, intense,  formidable, épuisante, formatrice, enrichissante et j’en passe…. La forge est certainement un virus incurable car depuis, je n’ai qu’une hâte : m’y remettre !
De plus travailler avec un vrai pro, dans un vrai atelier pro ça m’a bien changé de mes bricolages en solo dans ma cave. Manu a été un formidable professeur et je suis encore aujourd’hui sidéré de la chance que j’ai eu de tomber sur quelqu’un qui m’a ouvert son atelier et accepté de partager une (petite) partie de son (grand) savoir faire avec une telle générosité ! N’hésitez pas a aller voir son travail sur son site :
http://forge-fernex.fr/

En cadeau bonus, une petite vidéo de votre serviteur utilisant (pour son plus grand plaisir) le pilon et de son téléphone qui essaye de se suicider en sautant de l’enclume sur laquelle il était posé :

Avec quelques jours de congés j’ai pu bien avancer l’aménagement de l’atelier.

D’abord un petit coup de peinture à la chaux teintée en gris sur le mur au dessus des cuves. C’est plus propre et ça assaini le mur.
En suite je vais caché le mur du fond qui est vraiment hideux :
Un bon lattage avec des super vis dont j’ai oublié le nom mais qui n’ont pas besoin de cheville. Un pré-trou en 6 et hop. Hyper rapide !

En haut de l’agglo de récup, en bas un reste de lambris.

Un petit coup de peinture et c’est nickel.

Ensuite j’ai rajouté un étage à ma plate-forme pour ranger le bois. Bien costaud, c’est lourd le bois !

J’attaque maintenant ce qui, j’espère, me fera gagner beaucoup de place de rangement : un panneau central. Deux lattes fixées au sol et au plafond, et je plaque des deux cotés avec du bois de caisse que j’avais récupéré.

Et voilà, je peux y fixer mes bacs à bec pour ranger les vis. C’est du premier prix de jenesaisplusoù mais ça fera l’affaire. Je vais pouvoir commencer à ranger !

Je fixe la caisse à tiroirs où je range mes écrous et mes vis métrique. Pour pouvoir tester instantanément le diamètre d’une vis, j’ai collé sur le coté des écrous de chaque taille. C’est hyper pratique.

Sur le coté j’ai fiché-collé des bouts de tourillons pour accrocher les différents scotches. Et la barre magnétique qui va bien pour les clés.

Sur un des montants j’ai collé au pistolet à colle différents rangements à embout que j’ai récupéré d’une boite « yatoutdedans ». Juste les classiques : plats, crucis, torx, 6 pans femelles et quelques longs de base.

Sur les coté j’ai mis des french-cleats. Je vous laisse regarder sur le net y’a des millions de tuto sur le sujet. Attention à l’orthographe de cleat hein…. 😉

En gros c’est un système bien pratique qui permet d’accrocher de manière modulaire plein de chose. De le décrocher quand on en a besoin, puis de le raccrocher où on veut pour le ranger.

Je me suis fait comme ça des plaques pour ranger les forêts, les embouts, le fraises etc…. La perceuse à colonne n’a pas chômée !

Voilà pour ce coté ! Et de l’autre :

ça commence a avoir de la gueule cette affaire !

Au fond j’ai mis une table et des étagères. Et j’ai rangé, trié, rangé, trié….

Pour cette zone c’est quasiment terminé :

La suite…. bientôt !