décembre 2018


Voilà, en vidéo, une petite astuce bien pratique pour utiliser la perceuse à colonne même si on ne veut pas un perçage d’équerre.

Avec ce système on peut imaginer percer par exemple une sphère sur le coté ou une étoile en passant par deux branches.

Bref c’est bien utile dans de nombreux cas de figure et ça évite de se cogner biens des bridages acrobatiques et hasardeux de la pièce.

Attention à votre sécurité ! Si la pièce peut représenter un danger pour votre main (l’étoile par exemple) tenez-la avec une pince-étau. Si votre perceuse a un entrainement à courroie,  desserrez celle-ci au maximum afin qu’en cas de blocage ce soit la courroie  qui patine et que la pièce ne se transforme pas en tondeuse à gazon (le gazon étant votre main). Dans tous les cas portez les EPI adapté (théoriquement pas de gants sur un outil rotatif)

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Avant-propos : ça n’a beau être « que de l’air », l’air comprimé est quelque chose de (très) dangereux. J’ai déjà vu un raccord traverser une pièce à la vitesse d’une balle de fusil et aller s’encastrer de 5cm dans un mur en plâtre. Donc c’est avec la plus grand prudence qu’on se doit de travailler sur ce genre de chose. Et si on a un doute on s’abstient.

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Grosso-modo un mois après l’avoir acheté, la poignée qui permet de régler la pression sur mon compresseur Parkside m’est resté dans la main. Je pense qu’elle avait été visée de travers au montage car j’ai toujours eu beaucoup de mal à la manipuler. J’aurais pu faire jouer la garantie mais :
-Je n’avais pas le temps de m’engager dans un processus d’échange sans doute long
-En regardant la pièce je me suis dit qu’un filetage en plastique pour maintenir un tel ressort, quoi qu’il arrive, ça ne tiendra pas bien longtemps
– la poignée étant placée pile entre les deux sorties d’air, j’ai le plus grand mal à y poser ma grosse paluche pour la manipuler sans m’esquinter les phalanges.

Bref : réparation maison !

Voilà la bête. Là c’est déjà éclaté, mais en vrai, la poignée noire, en se vissant comprimait le ressort qui allait pousser le machin blanc. C’est ça qui permet de règler la pression de sortie sur le raccord de gauche (le raccord de droite, lui n’est pas réglable). La poignée était donc filetée à l’intérieur et venait se visser autour du machin blanc. C’est ce filetage plastique qui a lâché.

Il me faut donc faire un système équivalent mais un peut déporté pour ne plus m’abimer les doigts. J’ai donc pris un raccord fer femelle/femelle (de mémoire c’est du 1″). Au cul je lui met un bouchon en laiton que j’ai percé et taraudé en son centre. En guise de vis de réglage un pied de meuble fileté et un écrou pour bien appuyer sur le ressort.

J’ai tout bien serré et sécurisé avec du frein-filet .

Et c’est installé sur le compresseur. Le filetage mâle du compresseur ne correspondait pas tout a fait a celui du raccord de plomberie. Mais en forçant fort à la pince et en badigeonnant bien de frein-filet j’ai réussit à fixer ça de manière satisfaisante.
Et ça marche nickel ! En plus d’être plus pratique à manipuler c’est en place et ça na pas bougé depuis plusieurs mois. En voici une petite illustration filmée :

 

Tant que les enfants étaient petits nous cédions à la tradition du sapin (le vrai) mais il y a toujours quelque chose qui m’a dérangé dans le fait de couper un arbre pour décorer pendant un mois. Même si dans notre cas tout était réutilisé après, soit en bois de chauffage, soit en paillage pour les fraisiers par exemple, je me suis toujours questionné sur les conditions dans lesquelles ces arbres sont cultivés, coupés, transportés… Je sais pas pourquoi mais je la sentais pas terrible cette histoire…. Bref, cette année, on a décidé de changer pour un truc dont on est plus certain de l’impact écologique. Comme d’habitude, beaucoup de récup’ et un peu d’imagination devrait faire l’affaire.

L’idée est de faire un sapin démontable pour le ranger facilement pendant les onze mois où il est inutile, réutilisable bien entendu, mais, pour ne pas sombrer dans une routine lassante : modulable. En gros, je voudrais un pied réutilisable et des branches qu’on pourrait refaire chaque année, au fil de l’inspiration.

Trêve de bavardage ! On attaque le pied. Tout commence par une belle branche ramassée en forêt :
Je l’ai percée en son centre avec une mèche plate pour pouvoir y insérer des boulons de 12 (on les voit, montées sur la tige filetée).

J’ai gavé le trou de colle PU puis j’ai inséré en force la tige filetée avec ses trois boulons. Afin que seuls les boulons collent, j’ai généreusement graissé la tige au préalable. Ce qu’on voit derrière la tige c’est une petite cale en bois pour que le tout soit bien vertical.

Après séchage de la colle et un petit ponçage de l’excédent, voilà ce que ça donne. C’est pas hyper beau, mais c’est pas grave, ça ne se verra pas.

Pour le socle j’ai pris des chutes de planches en pin que j’ai coupé à l’inspiration.

Cassage des angles avec une fraise 1/4 de rond montée sur l’affleureuse, collage,un petit coup de brou de noix, un lustrage à la cire et voilà.

Je n’avais plus qu’a y visser ma branche « tronc »par le dessous et ma partie basse est terminée.
Maintenant je veux faire un pointe à mon sapin.

Avec la même méthode que pour le pied, j’insère/colle un écrou avec un petit bout de tige filetée dans un morceau de hêtre. C’est important (mais provisoire) le petit bout de tige, car n’ayant pas de tour à bois, je vais tourner ça avec mon plan B habituel, une perceuse fixée à l’établis et une meuleuse équipée d’un disque à poncer.
Comme c’est un peu compliqué à expliquer, et que je compte bien devenir un youtubeur riche et célèbre je vous ai fait une petite vidéo :

Attention, ne faites pas ça avec votre toute nouvelle perceuse que vous aimez d’amour, cet outil n’aime pas les efforts latéraux. Moi j’utilise une aussi increvable qu’antique perceuse makita des année 80….

Après un petit coup de cire voilà ce que ça donne.

Et voilà mon support réutilisable terminé :

Pour faire mon « corps » de sapin, j’ai décidé cette année d’utiliser du bois mort ramassé en forêt.
Je l’ai trié par ordre croissant de diamètre, puis après un calcul scientifique de très haut vol j’ai décidé de couper chaque branche en enlevant 2,5cm a chaque niveau.

Puis je perce au centre avec une mèche de 13. Pour les petits bouts je l’ai fait à la perceuse à colonne histoire d’avoir encore mes dix doigts pour ouvrir les cadeaux à noël…

On est prêt ! Attention !

Hé Hop ! Mon beau sapin ♪♫♬ !

Un peu de déco et c’est la magie de noël ! Il ne manque plus que les cadeaux !

Rendez vous l’an prochain pour voir quel nouveau design nous choisirons.