Dans la future chambre du fiston il y a une (très) petite mezzanine. Afin qu’il puisse y accéder j’ai voulu lui construire une échelle.

Coup de bol n°1 : j’ai pu récupérer une échelle en métal vachement bien. Coup de bol n°2 : elle a pile la bonne taille. Juste un coup de peinture à lui mettre. C’est presque trop facile ! Je décide donc de m’ajouter deux difficultés « pédagogiques » dans la conception et la réalisation de systèmes d’accroche (un au niveau de la mezzanine pour quand on grimpe et l’autre sur le mur en face pour ranger l’échelle quand on ne s’en sert pas).

Première difficulté, je me force à réaliser la conception de l’objet dans le logiciel gratuit FreeCad que j’essaye de prendre en main. Pour un objet aussi « simple » j’ai plutôt l’habitude de travailler « a vif » sur l’établi. Mais finalement la modélisation de l’objet en 3D, en amont, permet de bien aboutir sa réflexion et d’éviter pas mal de bourde une fois la meuleuse en main.

Autre avantage, une fois la modélisation faite, on peu imprimer des plans à l’échelle, ce qui facilite pas mal la suite.

En effet je n’ai plus qu’a découper mon plan et le reporter sur la ferraille sans avoir à me prendre la tête avec des prises de mesure. Autre difficulté que je m’impose : ne travailler qu’avec du fer plat et un tube de plomberie de récup pour bosser un peu ma technique de soudure. J’aurais bien pu prendre des équerres toutes faites mais c’eut été moins drôle.

Un peu de découpe et de ponçage plus tard les quatre pièce des mes deux futures équerres sont là. Le fer porte les stigmates de sa trépidante vie passée mais c’est pas bien grave, on s’en accommodera.

Passage à la perceuse a colonne pour les trous de vissage.

Et soudage. Deux précisions sur cette photo :
1) Pour votre santé, protégez tout votre corps quand vous soudez, portez des manches longues et des gants, ne mangez ni trop gras, ni trop salé, ni trop sucré, ne fumez pas, attention aux abus d’alcool, et pratiquez une activité physique régulière. En vrai, j’ai pris cette photo juste après la pause café, je n’avais plus qu’un petit point à refaire et j’ai eu la flemme d’enfiler à nouveau la tenue de combat alors qu’il faisait une chaleur a crever.
2) Même si la marque du poste a souder est bien visible, je ne cherche nullement a faire de la pub à personne, et je ne suis sponsorisé par personne.

Soudage, meulage, voilà mes équerres.

Puis soudage d’un bout de tube entre le deux équerres et mon support coté mezzanine est prêt à peindre.

Je passe donc au support de rangement de l’échelle. Là pas besoin d’équerre car il viendra de fixer de part et d’autre d’une cheminé.

Premier soudage

Pour souder de l’autre coté et bien garder l’écartement j’ai provisoirement vissé un bout de latte coupée a la bonne longueur.
Ensuite peinture en 3 couches sur l’échelle et les supports (une couche d’antirouille et deux couches de peinture métal). Et enfin fixation dans la chambre. Voilà ce que ça donne :

L’échelle rangée.

Et l’échelle en place.

Voilà, Mon fils peut grimper sur sa mezzanine et moi je suis un poil moins une buse en 3D et en soudure.

Pour ceux qui voudrait s’essayer à FreeCad c’est par là que ça se passe : site officiel
Pour apprendre les bases je dois beaucoup à cette chaine youtube. Les tutos sont fait avec une version un peu plus ancienne que l’actuelle mais ça ne change pas grand chose.

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Quand nous sommes arrivé dans la maison toute les portes étaient peintes avec 50 couches de couleurs immondes et toutes avaient été percées pour y mettre un gros verrou (à l’intérieur ! oui oui !). Après un bon décapage par bain de soude belle surprise, le bois est beau (sans doute du poirier) et encore sain. Par contre pas mal de petite casse. Voici donc comment j’ai retapé une de ces portes. C’est de loin pas académique, c’est vraiment bricolo, mais j’ai fait au plus simple avec ce que j’avais sous la main.

Voilà la porte. Le bois est cassé en bas, la serrure est tellement rouillée qu’elle ne fonctionne plus et il y a le fameux trou de verrou à reboucher.

Pour commencer j’ai mis la serrure à tremper pour 48h dans du vinaigre blanc pour enlever la rouille.

Ensuite je m’attaque a la casse en bas. Je vais en profiter pour la rallonger de quelques centimètres.

D’un coté j’ai collé et cloué un morceau de plinthe puis j’y colle un bout de tasseau pile de l’épaisseur de la porte.

Avec des chutes de bois je « bouche » les cotés

Puis je colle de ce coté aussi un bout de plinthe. Voilà, on ne vois plus la casse et la porte fait 5cm de plus.

Pour boucher le trou, il me faut un rond de 23mm, je n’ai pas ça donc je prends un rond de 28, j’y fiche un taraud au centre pour avoir un axe, je faistourner dans une perceuse fixée a l’établi et le grignote le bois avec la meuleuse équipée d’un disque a poncer. Le tour à bois bricolo de la mort !

ça rentre pile poil !… et la photo est floue car mon autofocus n’aime pas la poussière…

J’ai vraiment fait du caca boudin en coupant. Il faut absolument que je me procure une bonne scie a main. Bon, rien de dramatique ça sera rattrapable au ponçage.

En parlant de ponçage….

Puis un bon coup d’huile de lin.

Pendant que ça sèche je m’occupe des vis pour refixer la serrure. Je n’ai que des trucs chromés qui n’iront pas du tout avec le vieux fer de ma serrure. Je les plante dans un bout de tôle…

Et je les chauffe au rouge dans ma mini forge (voir ici)

Et voilà de belle vis patinées comme si elles avaient deux siècle !

Il ne me restait plus qu’à tout remettre en place et voilà une porte tout à fait opérationnelle.

C’est une panne assez fréquente sur les machines à laver d’un certain age et c’est surtout assez simple à réparer soit même.
Les charbons sont des pièces d’usure qui alimentent en courant le rotor du moteur.  Ils s’usent avec le temps et quand il sont devenu trop court le contact ne se fait plus et le moteur ne tourne plus.

Le symptôme est simple a repérer. Quand on lance la machine, elle commence son cycle en vidant les résidus d’eau, puis la cuve se remplit puis…. plus rien.
Pour confirmer je lance un programme « essorage » : rien ne se passe. C’est donc bien le moteur qui refuse de tourner, 80% de chance que se soit les charbons si la machine est un peu âgée.

Après une bonne vidange, et avoir tout débranché (courant et eau) j’ai couché la machine sur le coté et enlevé le capot arrière pour dégager le volant (flèche verte). Le moteur est indiqué par la flèche rouge.

Ensuite c’est démontage en règle. J’ai débranché le connecteur électrique (flèche jaune) et enlevé la courroie qui relie l’arbre du moteur (flèche bleue) au volant (flèche verte sur la photo précédente). C’est relativement simple à enlever en faisant tourner le volant. Le moteur est fixé par deux grosses vis (flèches violettes) puis il faut le faire coulisser dans le sens de la flèche noire. Attention c’est lourd ! Il faut bien le maintenir au moment où il se libère sinon gare aux doigts…

Voilà la bête au sol.

Les charbons se trouvent des deux cotés. J’ai commencé par débrancher la cosse électrique puis avec un petit tourne-vis plat j’ai fait coulisser la petite lame dorée qui maintient le charbon dans son logement. En le sortant je fait bien attention au sens du biseau en bout de charbon.

Par chance j’avais des charbons identiques et pas trop usés dans mon bric à brac. Sinon ça se trouve assez facilement sur internet où en boutique de SAV. Sur la photo on voit bien la différence de taille entre celui qui est HS (en bas) et l’autre. Pour le remettre c’est assez casse-pied. Il faut enfiler les spires du ressort une a une en maintenant avec un tourne-vis.

Après y’a plus qu’a tout remettre en place (en pestant un peu sur la courroie) et c’est (normalement) repartit pour quelques années.

Pour la nouvelle chambre du fiston on a eu beau chercher, dur de trouver une lampe sympa, pas trop encombrante et qui ne coute pas un bras. J’ai donc décidé de lui faire une petite surprise en lui demandant juste de me dresser la liste de ses quatre ou cinq groupes préférés. Et hop, au boulot !

J’ai acheté deux lots de spots « apacher » chez bricomachin du coin. L’idée est de leur faire un support en bois avec le nom d’un groupe imprimé dessus.
Tout commence sur l’ordi où je fais un petit plan sur le logiciel Inkscape (dessin vectoriel gratuit)
Je découpe mon gabarit et le le trace sur une chute de bois.
Je découpe à la scie sauteuse et je perce deux trous. Un en 6mm pour la vis de fixation et l’autre en 11mm pour le passage des fils électriques.
Comme la boite de connexion murale se situera un peu plus bas que le spot, au dos je prépare une gorge pour le passage des fils. Je commence par une découpe à la Dremel.
Puis j’évide au ciseau a bois. C’est super moche mais on s’en cogne, c’est au dos.
Retour coté face avec un défonçage des bord en quart de rond et un bon ponçage général.
J’ai imprimé le logo un groupe avec un effet miroir horizontal sur du papier standard. Il est primordial d’imprimer avec un imprimante laser. Les réglages de l’imprimante sont poussés au maximum pour avoir le max de tonner sur la feuille.
Je fixe ma feuille, encre contre le bois, avec un peu de scotch. J’arrose d’acétone et je tamponne fermement avec un chiffon en prenant garde de ne pas bouger la feuille. On peu prudemment soulever pour voir si le transfert c’est bien fait partout et éventuellement revenir sur certaines zones en arrosant à nouveau d’acétone.
L’encre est transférée sur le bois. Après avoir bien laissé sécher l’acétone (c’est rapide) on peux vernir, huiler ou cirer (c’est ce que j’ai fait).
Après j’ai oublié de prendre des photos mais il suffisait de faire les connexions, fixer au mur et fixer le spot.
La petite sœur.
Dans ma lancée j’ai aussi fait une boite (caisse de vin)
Et une autre boite
Et un truc qui sert a rien (c’était le premier essai)

Voilà, le fils est ravi !

Une des charcuteries le plus simple à réussir. Voici ma recette :


Je commence par parer de beaux filets mignons de porc. J’enlève (un peu) la membrane qui les entoure, surtout je ne dégraisse pas, mais je coupe les extrémités fines qui seront, si on les laisse, trop salées. J’ai au congélo un sac ou je les mets a chaque fois, quand j’en ai assez je prépare un plat avec (genre sauté au curry ou ce genre de chose).

Dans en plat (non métallique) je mets un fond de gros sel puis j’y pose mes filets avec quelques aromates (herbes de Provence, baies de coriandre… c’est aux choix).

Je couvre de gros sel et ça va au frigo pour 10/12h. Ce n’est pas à la minute, mais il ne faut quand même pas trop dépasser ce temps sous peine d’avoir un produit trop salé. Certain mettent du sel nitrité, je m’y refuse mais chacun fait selon sa conviction.

Une fois le temps de salage passé, je les sorts et les débarrasse du sel sous un petit filet d’eau froide.

Puis je les mets dans un bain de vin rouge, environs une heure par face (toujours au frigo).

Quand ils ont pris une belle couleur je les essuie bien. Si on ne veut pas les fumer on passe directement a l’étape de l’emmaillotage sinon ont les met au frigo pour 12 à 24h; ça va créer un « voile » collant qui accrochera bien la fumée.

Passage au fumoir. Je les laisse environ 4h à la sciure de hêtre pour un goût moyennement corsé.

Sortie de fumoir ça donne ça. Je les laisse respirer une petite journée tel quel au frigo.

Ensuite je poivre un peu et je les emmaillote dans du tissu blanc (qui ne sent pas la lessive !!!) et du fil alimentaire. Pour les mettre a sécher il faut idéalement un endroit stable à 12 ou 13°, relativement humide (50/60 %) et légèrement ventilé. Si on a pas de pièce qui réunit ces conditions, on peut trouver d’occasion pour pas très cher une « cave a vin » qui fait bien le job. Mais les entreposer dans le bac à légume du frigo ça marche aussi. Le temps de séchage va tourner autour de 3 semaines mais ça se juge au toucher. Un plus, si on a la patience, c’est de les « masser » un peu tous les deux ou trois jours, ils n’en seront que plus tendres.

Et voilà le résultat ! Parfait pour l’apéro ! Au déballage il y aura sans doute une « poudre » blanche sur certaine partie. Pas de panique, c’est la fleur (comme sur le saucisson), preuve que la maturation c’est bien passée.

On peut aussi le faire avec des magrets de canard ou un filet (ou une longe) de porc. Mais dans ce cas, les temps sont multipliés. Ici avec un filet de 1kg :
Je l’ai laissé au sel un peu plus de 3 jours (77h) après 24h d’attente de l’ai fumé 3x8h (en laissant à chaque fois passer la nuit) puis un séchage de 37 jours.

Pour conclure, omme pour l’histoire du sel nitrité, je ne vais pas vous faire un laius sur la sécurité alimentaire, les germes, les bactéries, l’hygiène, la chaine de froid etc… Faire sa cuisine maison surtout à base de viande crue comporte toujours un risque. A chacun de se renseigner, d’en tirer les conclusions et d’assumer ses choix.

 

Nous avons eu la chance, au mois de septembre, de faire une ballade autour de Rhinau accompagné par Jean Albrecht du restaurant Au Vieux Couvent. Il nous a fait découvrir les plantes qu’il aime cueillir pour agrémenter sa cuisine (aujourd’hui celle de son fils). Comme j’ai pris quelques photos penses-bête, autant les partager avec vous.

Le lierre terrestre :
Le gaillet :

La silène enflée

Silène enflée en fleurs

Consoude

Consoude

Lamier blanc

Amarante

Pourpier

Serpolet

Marjolaine

Roquette sauvage

Roquette sauvage en fleurs

Egopode (herbe aux gouteux)

 

Par un estival week-end j’ai eu une envie fulgurante de méchoui. J’aurais pu creuser un grand trou dans le jardin y faire bruler un stère de bois, aller chasser a la fourchette un mouton dans le champ voisin…

J’ai opté pour la version MacGyver…  D’abord la broche :

DSCF8511 (Small)En fouillant un peu ma cave j’ai trouvé tous le matos nécessaire. Une chute de bois, une équerre pour fixer sur le coté du barbecue, un moteur, un fer à béton en guise de broche….

DSCF8512 (Small)Pour le moteur c’est un moteur 220v, lent récupéré sur une plastifieuse de document. Il est fixé a ma planche a l’aide de deux cales en bois. Pour faire la liaison moteur/broche. J’ai utilisé un petit bout de tube que j’ai percé et taraudé afin de pouvoir mettre deux vis de serrage.

DSCF8513 (Small)Ici on voit l’autre coté avec la vis de serrage de la broche.

DSCF8514 (Small)De l’autre coté j’avais pas trop d’idée simple pour un support. Comme c’est une terrasse couverte, j’ai donc accroché une chaine au plafond. La broche passe dans un anneau métallique et est bloquée par une rondelle et a nouveau un tube taraudé avec une vis. Pour bien fixer la viande j’ai récupéré les deux « fourches » de la broche de mon four de cuisine.

DSCF8515 (Small)On passe en cuisine. J’ai désossé un gigot d’agneau, et préparé du persil, de la coriandre et de l’ail.

DSCF8517 (Small)J’ai passé la garniture au mixer avec de l’huile d’olive, du sel du poivre, et une pointe de piment. Cette farce est étalé sur la viande là où il y avait l’os.

DSCF8518 (Small)J’ai ficelé le tout bien serré, embroché et mis sur le feu pendant 3/4 d’heure.

DSCF8519 (Small)Très régulièrement je badigeonne avec une sauce a base d’huile d’olive, de ras el hanout et d’ail. Pour ce faire je me suis fabriqué un pinceau avec une branche de bois et quelques tiges de romarin.

DSCF8520 (Small)Il ne faut pas lésiner sur le badigeonnage, c’est ce qui évite que la viande sèche et qui donne une belle croute croustillante.

DSCF8521 (Small)

J’ai terminé la cuisson encore 40 minute dans du papier alu.

On s’est tellement régalé que personne n’a pensé a prendre une photo…..