Quand nous sommes arrivé dans la maison toute les portes étaient peintes avec 50 couches de couleurs immondes et toutes avaient été percées pour y mettre un gros verrou (à l’intérieur ! oui oui !). Après un bon décapage par bain de soude belle surprise, le bois est beau (sans doute du poirier) et encore sain. Par contre pas mal de petite casse. Voici donc comment j’ai retapé une de ces portes. C’est de loin pas académique, c’est vraiment bricolo, mais j’ai fait au plus simple avec ce que j’avais sous la main.

Voilà la porte. Le bois est cassé en bas, la serrure est tellement rouillée qu’elle ne fonctionne plus et il y a le fameux trou de verrou à reboucher.

Pour commencer j’ai mis la serrure à tremper pour 48h dans du vinaigre blanc pour enlever la rouille.

Ensuite je m’attaque a la casse en bas. Je vais en profiter pour la rallonger de quelques centimètres.

D’un coté j’ai collé et cloué un morceau de plinthe puis j’y colle un bout de tasseau pile de l’épaisseur de la porte.

Avec des chutes de bois je « bouche » les cotés

Puis je colle de ce coté aussi un bout de plinthe. Voilà, on ne vois plus la casse et la porte fait 5cm de plus.

Pour boucher le trou, il me faut un rond de 23mm, je n’ai pas ça donc je prends un rond de 28, j’y fiche un taraud au centre pour avoir un axe, je faistourner dans une perceuse fixée a l’établi et le grignote le bois avec la meuleuse équipée d’un disque a poncer. Le tour à bois bricolo de la mort !

ça rentre pile poil !… et la photo est floue car mon autofocus n’aime pas la poussière…

J’ai vraiment fait du caca boudin en coupant. Il faut absolument que je me procure une bonne scie a main. Bon, rien de dramatique ça sera rattrapable au ponçage.

En parlant de ponçage….

Puis un bon coup d’huile de lin.

Pendant que ça sèche je m’occupe des vis pour refixer la serrure. Je n’ai que des trucs chromés qui n’iront pas du tout avec le vieux fer de ma serrure. Je les plante dans un bout de tôle…

Et je les chauffe au rouge dans ma mini forge (voir ici)

Et voilà de belle vis patinées comme si elles avaient deux siècle !

Il ne me restait plus qu’à tout remettre en place et voilà une porte tout à fait opérationnelle.

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Pour la nouvelle chambre du fiston on a eu beau chercher, dur de trouver une lampe sympa, pas trop encombrante et qui ne coute pas un bras. J’ai donc décidé de lui faire une petite surprise en lui demandant juste de me dresser la liste de ses quatre ou cinq groupes préférés. Et hop, au boulot !

J’ai acheté deux lots de spots « apacher » chez bricomachin du coin. L’idée est de leur faire un support en bois avec le nom d’un groupe imprimé dessus.
Tout commence sur l’ordi où je fais un petit plan sur le logiciel Inkscape (dessin vectoriel gratuit)
Je découpe mon gabarit et le le trace sur une chute de bois.
Je découpe à la scie sauteuse et je perce deux trous. Un en 6mm pour la vis de fixation et l’autre en 11mm pour le passage des fils électriques.
Comme la boite de connexion murale se situera un peu plus bas que le spot, au dos je prépare une gorge pour le passage des fils. Je commence par une découpe à la Dremel.
Puis j’évide au ciseau a bois. C’est super moche mais on s’en cogne, c’est au dos.
Retour coté face avec un défonçage des bord en quart de rond et un bon ponçage général.
J’ai imprimé le logo un groupe avec un effet miroir horizontal sur du papier standard. Il est primordial d’imprimer avec un imprimante laser. Les réglages de l’imprimante sont poussés au maximum pour avoir le max de tonner sur la feuille.
Je fixe ma feuille, encre contre le bois, avec un peu de scotch. J’arrose d’acétone et je tamponne fermement avec un chiffon en prenant garde de ne pas bouger la feuille. On peu prudemment soulever pour voir si le transfert c’est bien fait partout et éventuellement revenir sur certaines zones en arrosant à nouveau d’acétone.
L’encre est transférée sur le bois. Après avoir bien laissé sécher l’acétone (c’est rapide) on peux vernir, huiler ou cirer (c’est ce que j’ai fait).
Après j’ai oublié de prendre des photos mais il suffisait de faire les connexions, fixer au mur et fixer le spot.
La petite sœur.
Dans ma lancée j’ai aussi fait une boite (caisse de vin)
Et une autre boite
Et un truc qui sert a rien (c’était le premier essai)

Voilà, le fils est ravi !

Premières gelées blanche ce matin. -1° à 7 heure pas plus de 6° dans la journée. Si le froid ne semble pas trop perturber les poules pour nous ça devient un peu dur. On a donc, à contre-coeur comme toujours, mis en route la chaudière.
Malgré nos efforts nous sommes encore loin d’être exemplaires en matière de chauffage. On ferme les volets dès la disparition du soleil, on fait du feu dans les poêles, on mets des pulls et des grosses chaussettes, on se couvre bien au lit, mais nous sommes toujours très dépendant du gaz de notre chauffage central.

Première explication : l’isolation. Comme les travaux ne sont pas terminés nous sommes encore peu isolé au plafond. En attendant l’aménagement du second étage et donc l’isolation définitive des combles, nous n’avons que 10cm de laine de roche simplement posé au sol. Loin d’être suffisant.

Autre problème : le poêle du salon, qui nous a été généreusement offert, n’est pas assez puissant pour chauffer efficacement la pièce et les chambres. A terme je pense qu’il sera utilisé à l’étage en appoint et qu’il faudra investir dans un foyer plus adapté.
C’est toujours un peu le même problème : pour faire des économies il faut pouvoir investir… Et qu’on ne me parle pas des aides de l’état. Sur un poêle à 1000 €, les 300€ remboursés ne couvriront jamais la pose par un pro obligatoire…

Dernier problème : le bois. Pour le moment, en ne chauffant que le soir, nous arrivons à tourner en autarcie avec notre petite parcelle d’acacia et un peu de ramassage (théoriquement illégal) lors de nos ballades en forêt. Pour chauffer plus il faudrait acheter du bois. Livré découpé il est à 70€ le stère… aberrant ! Autre solution, le couper nous même en forêt. Mais là encore, celà demanderait de sérieux investissement(en plus du temps) : une tronçonneuse thermique et surtout un moyen pour déplacer le bois jusqu’à chez nous…

Bref tout ça n’est pas simple du tout…

nous avons fait un feu: cuisine   la météo : froid, beau l’aprem’
on a mangé Midi >reste de crozet – Soir > enfants :risotto, parents : épaule de porcelet, pdt boulangères, choux fleur
On a fait les courses: Super U 50€ Maraichère 6€

Pour casser les noisettes nous n’avions que des classiques casses-noix peu adaptés aux fruits de petite taille. L’an dernier j’avais acheté un casse-noisette « miracle » en promo : même problème, les grosses ça va, les petites ça va pas. Il fallait donc faire quelque chose !
J’ai donc découpé  deux morceaux dans une chute de planche et j’ai retrouvé une charnière récupérée sur un vieux meuble.

J’ai solidarisé les deux planches avec la charnière vissée. Sur la planche du bas j’ai fraisé un trou (pour y loger les noisettes) avec une fraise de défonceuse montée sur la perceuse. Sur la planche du haut, pour protéger le bois j’ai mis un clou à tête large et une rondelle métallique. A la ponceuse j’ai cassé les angles et les arrêtes des planchettes.

Réduit momentanément au silence par la sieste du petit, je me suis essayé à la gravure aux ciseaux à bois. C’est pas le bas-relief du siècle mais pour un premier coup d’essais, avec des outils franchement approximatifs, et un bois pas du tout adapté à ce genre de chose, je suis plutôt pas trop mécontent du résultat obtenu en une dizaine de minute à mains levée. C’est vraiment un domaine dans lequel je me lancerais bien à l’occasion.

Il ne me restait plus qu’à poncer le tout, teinter au brou de noix et protéger avec une couche d’huile d’olive chaude appliquée grassement au pinceaux.

Les enfants ont été ravis de procéder à la phase de test. Résultat des courses : ça marche très bien. Il faut juste apprendre à doser l’effort pour ne pas écraser la noisette en même temps que sa coque.

Lors d’un démontage de la base du téléphone pour réparer un faux contact, j’avais bêtement oublié de remonter l’antenne. Un tout petit bout de métal que j’ai évidemment perdu depuis. Résultat: le téléphone ne marchait plus qu’à quelques mètres de la base.

J’ai réparé ça en soudant un morceau de fil de fer en lieu et place de l’antenne et ça fonctionne parfaitement. Ouf !

Autre bonne nouvelle, on a trouvé (sur le site leboncoin.fr) un type à 30km de chez nous qui fait du bois vraiment pas cher et surtout des bois difficiles à trouver (acacia, châtaigner) qui pourtant sont naturellement imputrescibles.
Niveau  prix : 30cts le mètre de latte à toit par exemple ! Depuis le temps que ça me rendait fou d’acheter du bois nul et hors de prix chez les fournisseurs classiques…

M.

 nous avons jetté : compost 30l la météo : beau.
on a mangé Midi > gratin de pâte/veau – Soir > enfants :goulasch, parents : gratin patate lard, oignons

Quand mon beau-frère et sa moitié nous ont fait part de leur envie de planter quelques aromates sur leur balcon, nous nous sommes donné pour mission de leur offrir un bac et de le garnir avec les herbes de notre jardin. C’était sous-estimer l’escroquerie des magasins de jardinage ! Nous sommes resté bouche bée devant les tarifs pratiqués… 20€ pour un truc de base en plastique, 50€ pour une horreur en béton (appelé pour l’occasion « pierre reconstituée ») 80€ pour un cube en bois et bien plus dès qu’on veut un peu d’esthétique ou de volume… Proprement hallucinant pour du made in china fait de matériaux basiques (pour ne par dire merdique)…

Je me suis donc lancé pour défi de faire moi-même un bac joli et au prix le plus bas. Pour l’esthétique je laisse chacun en juger, pour le prix : environ 3 ou 4 € de vis et lasure.

Pour le bois j’ai opté pour la récupération du bois d’une vieille palette. J’ai commencé par désolidariser  les planches au pied de biche. L’opération longue et fastidieuse pour limiter au maximum la casse (il y en a forcément). Cette palette offrait, par contre, un bel avantage : la hauteur était assurée par quatre traverses et pas par les habituels cubes de bois. Voilà qui sera bien utile.

Après calcul de la quantité de bois disponible je suis parti sur un bac de 60x30cm. J’ai donc découpé 8 morceaux de 60 et 8 morceaux de 30 à la scie sauteuse. Vu l’effet « rustique » voulu pas besoin d’une précision au millimètre.

J’ai ensuite découpé un fond dans une chute d’agglo hydrofuge et j’y ai fixé avec deux vis à chaque fois des montants découpés dans les traverses de la palette.

J’y ai ensuite vissé les planches avec des vis a placo (qui ont l’avantage d’être noires) J’ai alterné le croisement des planches à chaque niveau pour un résultat plus harmonieux (voir photo).

J’ai utilisé deux autre morceaux de traverse pour faire deux pieds vissés a travers l’agglo. Puis un bon gros ponçage à la meuleuse équipé d’un disque de ponçage à gros grains. J’ai également percé deux trous dans le fond pour éviter que l’eau d’arrosage ne stagne.

Un peu de déco pour continuer. J’ai fait un pochoir en imprimant le mot aromates avec la police Strencilia (gratuite sur le site dafont.com) en taille 200 (sur deux feuilles).J’ai découpé les lettres au cutter et fixé les feuilles sur le bois avec du scotch et des épingles. Puis j’ai passé un très léger coup de bombe de peinture noire (sans trop insister).

Pour assurer un minimum d’étanchéité au bac j’ai agrafé une chute de bâche. un premier morceau pour bien tapisser le fond et les bord, puis un deuxième pour avoir un bord supérieur bien propre et net.
Pour les trous du fond j’ai passé deux petits morceaux de gaine électrique et j’ai assuré l’étanchéité avec la bâche à l’aide d’un peu de silicone. Même s’il est hydrofuge j’aime autant que l’agglo soit le moins possible en contact avec l’eau.

Pour terminer, deux ou trois couches de lasure et le bac est terminé. Je l’ai ensuite remplis de deux seaux de terre du jardin, un seau de compost et un seau de terreau. Il ne restait plus qu’a planter de la ciboule, de la ciboulette, du thym, de la menthe et de l’origan. Par soucis d’esthétique et d’économie d’arrosage j’ai terminé par un paillage composé de coquilles de noisettes (de la récolte de l’automne dernier) et de noyaux de cerises (reste des confitures d’il y a deux ans). En tout ça m’a pris 3 à 4 heures remplissage et plantation compris.  Et je n’ai pas dépensé un seul centime (j’avais de la visserie en stock et des restes de lasure et de peinture).

Attention, outil très efficace !
Héritée de mon grand père cette serpe italienne (ou serpette) est d’une redoutable efficacité pour élaguer les arbres de leurs branches basses, nettoyer un tronc abattu et couper rejets et ronces, fendre du bois de petite section. Par défaut, elle peut également remplacer une petite hache pour couper des petits troncs (jusqu’à 15/20 cm de diamètre) avec un peu de courage et d’effort. L’aiguisage se fait simplement d’un coup de meule à eau. Un crochet bricolé avec un bout de métal permet d’accrocher l’outil a la ceinture grâce au trou dans la lame. On veillera a toujours l’accrocher tranchant vers l’arrière pour éviter qu’un doigt ou une main ne viennent s’y frotter. Coté entretien : un graissage de la lame et un cirage du manche en cuir de temps en temps devrait faire l’affaire.

M.