La première serre à tomate que nous avions faite il y a 6 ou 7 ans avait besoin de quelques travaux. Or, comme à l’usage, nous avions compris qu’elle était trop loin de tout point d’eau pour être pratique, l’an dernier, en avril, nous avons décidé d’en faire une nouvelle, mieux, plus grande, plus belle et plus proche de la maison. Et comme nous stockions, à cette effet, depuis longtemps, des grandes fenêtres récupérées chez ma sœur et mon beau frère, le moment était venu de les utiliser.La serre sera sur la parcelle du fond du potager. A cette endroit le rocher affleure presque et nous n’arrivons de toute façon à rien planter « de plein champ ».

Première chose planter de grands piquets de soutient aux points stratégiques et en évitant de tomber sur le rocher.

Comme les fenêtres ont un certain poids, je leur fait une petite fondation composée d’une rangé de parpaings et d’une semelle de 5cm de béton par dessus.

Avant de me lancer dans la « charpente », j’ai tiré des ficelles un peut partout pour matérialiser le futur volume.

Et j’attaque la construction avec du demi-chervron premier prix de chez brico-machin.

Lattage sous un magnifique ciel bleu. Les lattes sont celles de l’ancienne serre.

Puis pose de la bâche. C’est le plus gros budget de la serre si on en prend de la bonne (avec un traitement anti-uv qui la protège). Mais l’investissement vaut le coup dans le temps. De la bâche de protection simple durera pas plus d’un an ou deux alors qu’une vrai bâche de serre tiens sans soucis au moins 10ans. Attention, ne soyez pas aussi couillon que moi qui a du tout refaire, elle a un sens et c’est marqué dessus : « cette face à l’intérieur »… Je ne l’ai vu qu’une fois tout bien posé…

Et voilà les fenêtres ! J’ai préalablement démonté toute la quincaillerie (poignée etc…) et découpé les paumelle à la meuleuse. Après elle sont juste vissées à la structure de la serre.

L’autre façade avec la porte, en bâche, histoire de ne pas avoir à gérer un truc trop lourd.

Pour pouvoir aérer (c’est très important en été) j’ai fais de fenêtre à l’opposé de la porte. Je les voulais ouvrantes vers le haut, comme ça, même s’il pleut, l’eau rentre peu. Je me suis inspiré du système des anciennes fenêtres tabatières avec une tige qui garde la fenêtre ouverte dans une position voulu. J’ai mis un gros poids (1/2 bûches) au bout de cette tige pour sécuriser au vent.

Une ouverte, une fermée. Fermée, le seul poids de la buche assure la tenue en place.

Installation de la gouttière.

Début du terrassement.

Au fond on a quasiment pas de terre et le sol est hyper sec car l’eau s’infiltre rapidement par les fissures de la roche. On décide donc de faire une bute. On a creusé au max qu’on pouvait une tranchée, puis on a remplis de bois mort et de brindilles sèches. Le but n’est pas tant de nourrir le sol, car l’organique enterré est semblerait-il très peu nutritif, mais de servir d’éponge pour l’eau. Nous avons déjà testé cette technique à deux endroit où rien de poussait et ça le fait bien chez nous.

Après il n’y a plus qu’a remettre la terre enlevée par dessus.

18° dehors. L’effet de serre marche pas mal ! 🙂

Décompactage de la terre piétinée pendant les travaux.

Installation du tuyaux d’arrosage automatique (on en reparlera).

Grille de récup’ et ficelles pour le tuteurage.

Et en avant !

Voilà, la serre va vivre sa première année. Je vous en fait le bilan dans cette vidéo :

 

Et pour finir quelque photos de l’été dernier :

Un petit tour au jardin en cette fin de mois de juin.
Cliquez sur les photos pour voir en plus gros.

 DSC_0317Framboises et fleurs

DSC_0318Les pseudo-mirabelles sont presque mûres

DSC_0319Courgette et soleil couchant

DSC_0334La serre au loin

DSC_0320La serre au près

DSC_0321La serre au dedans

DSC_0322Poivron, tomate, concombre (sauce blanche ?)

DSC_0323Menthe, bois, prunes et rhubarbe

DSC_0324Bordel (un peu) organisé (mais surtout pas trop)

DSC_0325Haricots et kiwis. Au loin la butte.

DSC_0326Poireau en fleur et patate

DSC_0328La bute

DSC_0329Tiges d’arroches bouffées par le chevreuil et courgette

DSC_0330La vigne est très chargée cette année

DSC_0331Plein de truc….

DSC_0332Patates en fleur

DSC_0333Ici sera le verger (cet automne si tout va bien)

DSC_0335Vous prendrez bien une petite absinthe ?

DSC_0315Fratrie.

 

Je profite d’une matinée pluvieuse (ouf ! enfin !) pour répondre à la question que nous a posée Véro dans les commentaires du blog : comment se débarrasser d’une taupe qui ravage un jardin.

Bien sûr, dans le commerce il existe tout un arsenal de poisons, fumigènes, pièges et autres gadgets électroniques. Entre la dangerosité de certains et l’inefficacité des autres, on a bien entendu ignoré ces solutions quand une taupe a décidé de vivre dans notre potager.

Notre voisin nous a expliqué que la taupe est l’animal le plus ponctuel et qu’elle sort de son trou tous les jours à la même heure. Il m’a donc conseillé d’observer, de noter l’heure H, et de l’attendre armé d’une bêche ou d’une fourche. Bof… pas très motivant.

Nous avons donc opté pour une (double) solution non toxique, non dangereuse, non contraignante, et en plus gratuite.

Tout d’abord nous avons planté un plan d’éphorbe épurge (Euphorbia lathyris) qui a la réputation de faire fuir les taupes. Par ici il est assez facile d’en trouver au bord des chemins. Il faut juste l’arroser (un peu) le mois suivant la plantation et après il n’y a qu’à laisser vivre.

Ensuite nous avons fiché des pieux dans le sol, coiffés d’une demi-bouteille en plastique. Dans la théorie, quand le vent souffle, la bouteille cogne le pieu en faisant du bruit qui dérangerait les taupes.
Cette année, en guise de pieux nous avons mis en place des fers à béton à chaque coin de planche. Ils nous permettent de tourner avec le tuyau d’arrosage sans que celui-ci ne prenne la tangente dans le virage, abimant les plantes qui s’y trouvent.

Fers à béton et euphorbe

Hasard, coïncidence ou bonnes techniques ? Difficile à dire, mais, c’est un fait, il n’y a plus de taupe dans le potager.

LE JARDIN PAYSAN
Louise Ranck
Édition du Rouergue
Voilà un livre absolument magnifique. Un livre qui fait rêver. Un livre qui donne du courage au bêchage !
Partant du jardin des fermes d’antan Louise Ranck nous initie à nombre de méthodes oubliées pour structurer, clôturer et planter un jardin beau et utile.
Les photos sont superbes, les techniques bien expliquées, et vous y trouverez des tonnes d’idées pour la cour, la prairie, le potager, la marre, le verger etc…

Attention ici pas de : « pour clôturer votre jardin filez a Leroy-Merlin acheter 70m de grillage vert »… c’est plutôt : « réunissez quelques potes et faites un mur en pierres sèches, ou une haie vive, ou un talus »… Certaines idées paraissent même un poil ambitieuses pour un simple amateur, mais avec du courage et un bon coup de main, après tout, tout est possible.
De loin le livre le plus en adéquation avec notre idée du jardin.

Journée chargée aujourd’hui ! Tout d’abord on est allé au comptoir agricole local pour acheter des piquets et de la bâche pour faire notre serre à tomates. On en a quand même eu pour 50€ mais a priori ce sont des choses qui pourront se réutiliser pour divers usages. Et puis pour une serre de 6 m par 2 m, ça reste correct.

Suite de la matinée par le fauchage des herbes du terrain. Même si le volume est très faible cette année (sans doute à cause de la sécheresse) il fallait quand même s’y coller. Comme on ne supporte plus d’entendre au premier rayon de soleil le bruit des tondeuses et autres débroussailleuses,  et qu’on utilise déjà bien assez d’essence avec la voiture, je fais ça à la faux. C’est un peu sportif mais avec un  peu d’habitude c’est pas non plus une torture. Je ferai une fiche sur cet outil bientôt.

L’après midi, motivé, je me suis lancé dans le montage de la seconde partie du mur, cette fois, en pierres sèches. Les pierres sont donc juste empilées sans utiliser aucun liant ou mortier. C’est pas facile facile,  c’est assez long, mais c’est vraiment super beau. Je reviendrai plus longuement sur le sujet demain. En tout cas je crois que je n’aurai pas eu le courage de me lancer si je n’avais pas été motivé par le livre « Le jardin paysan » de Louise Ranck dont je ferai la fiche bibliographique très bientôt.

M.

Ce matin, M et moi, dans le jardin, en bottes en caoutchouc, on s’est effectivement livré à des activités très glamour, transpirant chacun de notre côté : lui en fauchant et moi en préparant le terrain qui accueillera notre serre, et donc nos tomates. En fait, ce que j’ai fait pourrait trouver sa place dans une rubrique « Voici ce qu’il ne faut pas faire » : on ne prépare pas sa terre pour des cultures en mai ! D’abord parce que c’est beaucoup trop dur, les mauvaises herbes s’étant déjà bien trop enracinées, et ensuite parce que la terre n’aura pas eu de repos hivernal à nu, ce qui tue les racines des indésirables. Mais je l’ai fait tout de même, faute d’avoir songé à cette serre avant l’hiver ! A la pioche dans un premier temps, puis à la bêche, j’ai bien retourné la terre. Je n’ai pas terminé toute la zone : il me faudra encore un peu de courage pour finir ça demain ou après-demain.

L’après-midi, j’ai repiqué mes pieds de courges : courgettes longues, courgettes rondes, concombres, pâtisson (oui oui, au singulier !) et potirons variés (dont des semis spontanés sortis du tas de compost, qui nous réserverons peut-être une bonne surprise). Il faut leur apporter une bonne casserole de compost et surtout bien les arroser, car les courges en général sont gourmandes. J’ai choisi un emplacement qui leur permettra de s’étendre bien à leur aise : il faut prévoir au moins 1 m² par plan de courgette, et davantage pour les potirons.

En fin de journée, j’ai revêtu le costume du contrôleur des travaux finis pour critiquer un peu le mur en pierres sèches bâti par M. : ça délasse !

C.

  la météo : beau et chaud
courges récupération d'eau 45l. .
on a mangé Midi > salade et restes de sandwichs et barbecue – Soir > enfants : lasagne, parents : risotto au restes de gigot
On a fait les courses: viti.com 50€ Pépiniériste 0,70€

Moment sympa dans la construction du mur : j’ai fait la structure qui accueillera l’évier. Ce bac d’évier en grès des Vosges, on l’a trouvé enfoui dans le sol du terrain… il faisait office de marche d’un pseudo escalier… C’est pas le trésor des Templiers mais on est bien heureux de cette trouvaille. La maçonnerie en place pour pouvoir mettre un seau de récupération de l’eau en dessous, nous n’avions plus qu’à porter le bestiau à sa place… Poids estimé : 100kg… distance à parcourir : 10m avec un escalier. Prise de tête sur le sens de pose : 20min. Mais voilà. Il est là… et ça le fait !!!Reste à lui trouver un robinet digne de lui. Comptez sur nous pour ne pas acheter un robinet Gardena en plastique moche, cher et fragile !

M.

nous avons fait un feu: cuisine   la météo : beau mais frais. 3mm de pluie la nuit
récupération d'eau 30l.
on a mangé Midi >pâtes au jambon – Soir > enfants : invités, parents : filet de grondins, riz
On a fait les courses: Super U 20€