Avant-propos : ça n’a beau être « que de l’air », l’air comprimé est quelque chose de (très) dangereux. J’ai déjà vu un raccord traverser une pièce à la vitesse d’une balle de fusil et aller s’encastrer de 5cm dans un mur en plâtre. Donc c’est avec la plus grand prudence qu’on se doit de travailler sur ce genre de chose. Et si on a un doute on s’abstient.

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Grosso-modo un mois après l’avoir acheté, la poignée qui permet de régler la pression sur mon compresseur Parkside m’est resté dans la main. Je pense qu’elle avait été visée de travers au montage car j’ai toujours eu beaucoup de mal à la manipuler. J’aurais pu faire jouer la garantie mais :
-Je n’avais pas le temps de m’engager dans un processus d’échange sans doute long
-En regardant la pièce je me suis dit qu’un filetage en plastique pour maintenir un tel ressort, quoi qu’il arrive, ça ne tiendra pas bien longtemps
– la poignée étant placée pile entre les deux sorties d’air, j’ai le plus grand mal à y poser ma grosse paluche pour la manipuler sans m’esquinter les phalanges.

Bref : réparation maison !

Voilà la bête. Là c’est déjà éclaté, mais en vrai, la poignée noire, en se vissant comprimait le ressort qui allait pousser le machin blanc. C’est ça qui permet de règler la pression de sortie sur le raccord de gauche (le raccord de droite, lui n’est pas réglable). La poignée était donc filetée à l’intérieur et venait se visser autour du machin blanc. C’est ce filetage plastique qui a lâché.

Il me faut donc faire un système équivalent mais un peut déporté pour ne plus m’abimer les doigts. J’ai donc pris un raccord fer femelle/femelle (de mémoire c’est du 1″). Au cul je lui met un bouchon en laiton que j’ai percé et taraudé en son centre. En guise de vis de réglage un pied de meuble fileté et un écrou pour bien appuyer sur le ressort.

J’ai tout bien serré et sécurisé avec du frein-filet .

Et c’est installé sur le compresseur. Le filetage mâle du compresseur ne correspondait pas tout a fait a celui du raccord de plomberie. Mais en forçant fort à la pince et en badigeonnant bien de frein-filet j’ai réussit à fixer ça de manière satisfaisante.
Et ça marche nickel ! En plus d’être plus pratique à manipuler c’est en place et ça na pas bougé depuis plusieurs mois. En voici une petite illustration filmée :

 

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Même si on est passé aux toilettes sèches depuis belle lurette, nos WC suspendus sont toujours en service. Pour nous, quand on est malade ou que le seau des sèches est plein, qu’il est 23h et qu’il pleut à verse, et pour nos convives dont certain ne souhaitent pas faire don de leur précieux dépôt à notre compost…
Bref, l’autre jour, on me signale qu’il est quasiment impossible de tirer la chasse d’eau. Je démonte donc la plaque de commande pour découvrir (sans surprise) ça :

La plaque en plastique qui sert de point de levier aux tiges de commande est à nouveau fendue. Comme on peu le voir ça m’était déjà arrivé coté gauche. J’avais bricolé la chose en suturant avec du fil de fer et en mastiquant avec de la colle MS polymère. Visiblement ça a bien tenu mais j’ai peur qu’avec les deux cotés fragilisés ça ne finisse par péter définitivement et là, ça sera problématique vu que c’est un wc sans marque acheté il y a plus de 10ans. Je décide donc de cette fois consolider sérieusement l’ensemble.

Je découpe donc un renfort dans une plaque d’inox récupéré je ne sais plus où et je perce le tout pour pouvoir boulonner en six points.

Vis + écrous + une bonne dose de colle PU. Cette fois ça ne bougera plus !

Une fois la colle sèche je remets le tout en place. Rien de gène, tout s’emboite. Parfait !

Et c’est reparti pour 10 ans !

C’est une panne assez fréquente sur les machines à laver d’un certain age et c’est surtout assez simple à réparer soit même.
Les charbons sont des pièces d’usure qui alimentent en courant le rotor du moteur.  Ils s’usent avec le temps et quand il sont devenu trop court le contact ne se fait plus et le moteur ne tourne plus.

Le symptôme est simple a repérer. Quand on lance la machine, elle commence son cycle en vidant les résidus d’eau, puis la cuve se remplit puis…. plus rien.
Pour confirmer je lance un programme « essorage » : rien ne se passe. C’est donc bien le moteur qui refuse de tourner, 80% de chance que se soit les charbons si la machine est un peu âgée.

Après une bonne vidange, et avoir tout débranché (courant et eau) j’ai couché la machine sur le coté et enlevé le capot arrière pour dégager le volant (flèche verte). Le moteur est indiqué par la flèche rouge.

Ensuite c’est démontage en règle. J’ai débranché le connecteur électrique (flèche jaune) et enlevé la courroie qui relie l’arbre du moteur (flèche bleue) au volant (flèche verte sur la photo précédente). C’est relativement simple à enlever en faisant tourner le volant. Le moteur est fixé par deux grosses vis (flèches violettes) puis il faut le faire coulisser dans le sens de la flèche noire. Attention c’est lourd ! Il faut bien le maintenir au moment où il se libère sinon gare aux doigts…

Voilà la bête au sol.

Les charbons se trouvent des deux cotés. J’ai commencé par débrancher la cosse électrique puis avec un petit tourne-vis plat j’ai fait coulisser la petite lame dorée qui maintient le charbon dans son logement. En le sortant je fait bien attention au sens du biseau en bout de charbon.

Par chance j’avais des charbons identiques et pas trop usés dans mon bric à brac. Sinon ça se trouve assez facilement sur internet où en boutique de SAV. Sur la photo on voit bien la différence de taille entre celui qui est HS (en bas) et l’autre. Pour le remettre c’est assez casse-pied. Il faut enfiler les spires du ressort une a une en maintenant avec un tourne-vis.

Après y’a plus qu’a tout remettre en place (en pestant un peu sur la courroie) et c’est (normalement) repartit pour quelques années.

Le matin, avec les enfants, j’ai planté des épinards d’hivers sur la parcelle du potager où il y avait les petits-pois.

L’après-midi : de retour sur le chantier de ma frangine. Le robinet de la cuisine c’est mis d’un seul coup à avoir un débit très faible. Après toute sorte de démontage, on a constaté que le flexible de la douchette était équipé d’un petit dispositif anti-goute : sans une pression déterminée l’eau ne passe plus… Bien sur, une saleté s’était coincée dedans et bloquait le truc. En supprimant ce gadget,   tout revenait dans l’ordre. Donc si vous avez un robinet de cuisine Ikea à douchette et qu’il n’y a pas de débit, innutile de démonter les robinets d’arrêt, la cartouche etc… etc… il suffit de virer cette chose qui se situe en bout du flexible noir.

  la météo : gris
on a mangé Midi > couscous de légumes – Soir > invité
On a fait les courses:  Lidl 52€

La cave et les outils étaient dans un état de capharnaüm pas croyable. Plus moyen de bricoler quoi que ce soit comme ça. J’ai donc consacré une bonne partie de ma journée à ranger tout ça.

Chose inespérée, j’ai également réussi à réparer ma scie-sauteuse qui avait rendu l’âme sur le chantier de ma sœur.  En usinant un morceau de métal, j’ai pu remplacer la pièce en plastique qui avait cassé. Me voilà rassuré car sans scie sauteuse je ne suis pas grand chose, il faut bien l’avouer.

Pour fêter l’évènement, j’ai restauré dans la foulée une chaise en bois que C. avait récupéré dans une benne. Fiche brico à venir.

Le soir, retour à la stérilisation intensive en dégustant un sublime roulé d’épaule d’agneau de parcours acheté dans les Cévennes. Si vous passez dans le coin de ratez pas cette viande exceptionnelle d’agneau élevé sous la mère et parcourant les magnifiques paysages des causses. C’est sans doute un des meilleurs agneaux que j’ai eu l’occasion de goûter avec celui de Pauillac, sauf que le prix n’est pas le même : nous l’avons payé à peine 12€/kg dans une boucherie de Florac. Pour en savoir plus sur l’agneau de parcours cliquez ici.

M.

 nous avons jetté : compost 15l. déchet recyclable 1 bac, déchetterie 8 bacs la météo : beau
on a fait du pain 2kg on a mangé Midi > salade et fromage – Soir > enfants : riz et courgette, parents : agneau de parcours et courgettes à la tomate

Après 14 ans de bons et loyaux services, le couvercle de notre cocotte-minute Lagostina a fait une tentative de suicide en se jetant du plan de travail.

Évacuation d’urgence en hélicoptère vers ma clinique où j’ai pu faire un diagnostic sans appel : manche cassé, cas grave, mais il vivra !

Après l’anesthésie, la mise sous assistance cardiaque et respiratoire, j’ai pu procéder à l’opération de chirurgie réparatrice sous l’œil médusé et admiratif de mes deux assistants (qui m’assistent en dégustant une soupe de légumes préparée dans ladite cocotte juste avant le drame)

Collage du morceau cassé à la colle cyanoacrylate (superglue) que toute salle d’opération digne de ce nom a toujours en stock dans son frigo (c’est ainsi qu’elle se conserve le mieux). Pour consolider le tout après un pré-perçage avec une petite mèche à bois, j’ai posé une petite vis qui solidarise définitivement et solidement les deux morceaux. Et voilà ! C’est reparti pour 14 ans !

Merci docteur M. !

Les claviers à touches souples en caoutchouc sont partout. Notamment en matière de téléphonie et de télécommandes.

Le problème c’est que ces touches ont une durée de vie limitée. Au début il faut appuyer plusieurs fois pour que ça marche, puis il faut appuyer comme un sauvage, et enfin, ça ne marche plus du tout.

Voilà l’astuce que j’ai trouvé pour donner une nouvelle jeunesse à vos touches récalcitrantes :

Pour commencer il faut démonter l’appareil. C’est ce qu’il y a souvent de plus compliqué : trouver les vis (souvent cachées), trouver un tourne-vis capable de s’adapter à des têtes de vis souvent exotiques, dé-clipser des pattes en plastique sans tout casser, bien mémoriser l’ordre de démontage pour pouvoir remonter… Il n’y a pas de solution miracle… de la patience, de la minutie,  et une belle prise de tête.

Une fois l’appareil démonté, on constate que le clavier est une nappe souple. Sur celle-ci, sous chaque touche, un petit plot (les ronds noirs sur la photo à droite) en matière conductrice viennent assurer le contact sur un circuit (à gauche sur la photo) quand on appuie sur la touche. C’est ce plot conducteur, qui, avec le temps, perd sa capacité à assurer un contact électrique. La solution la plus simple est de le nettoyer (ainsi que le circuit) avec un coton-tige et un peu d’alcool. Parfois ça suffit.
Si ce n’est pas le cas il reste la solution « aluminium ».

A l’aide d’un cure-dent, j’ai appliqué un peu de colle type « super-glue » sur les deux plots défectueux. Puis avec une pince à épiler j’y ai posé un tout petit bout de papier aluminium (de la taille du plot) en faisant bien attention de ne surtout pas créer de sur-épaisseur trop importante.

Une bonne heure de séchage plus tard j’ai remonté le téléphone. Il marche a nouveau comme un neuf !
A la réflexion je me dis que j’aurais peut-être du utiliser de la colle néoprène (type Patex) qui reste plus souple après le séchage. Nous verrons ça pour les prochaine touches mourantes.

Toujours est-il que voilà un téléphone qui aurait pu terminer à la poubelle et qui, avec trois fois rien, repart pour une nouvelle vie !

M.